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  • : Blog dédiés aux chiffonniers du Caire. Mokkattam.

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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /Déc /2008 16:19

      Voilà quinze ans déjà que je visite régulièrement le Mokkatam, lieu où résident les Chiffoniers du Caire, en Egypte.

Ce pays compte prés de 78 millions d'habitants. La ville du Caire à elle seule accueille prés de 25 millions de Cairotes.
Le Mokkatam se situe non loin de la Citadelle du Caire, face à la Cité des morts, vaste cimetière qui abrite prés de deux millions de personnes. Le Caire connait une telle crise du logement, que c'est là que certains ont élu résidence.

Au Mokkatam, ce sont prés de 30 000 personnes qui vivent là du ramassage et trie des ordures.

Malgré le désir du gouvernement de supprimer leur activité, ils sont les seuls encore capables aujourd'hui , à pouvoir se faufiler dans les rues étroites de la capitale afin d'y ramasser les ordures ménagères. Mais leur avenir reste menacé.

Lorsque l'on arrive pour la première fois sur ces lieux, on est pris à la gorge par l'odeur.Mais aussi par la vie qui grouille de partout. Les enfants se ruent sur vous pour vous saluer d'un "Hello" avec leur bouille toute sale et leur énorme sourire.
Les chiffonniers, venus pour la plupart du sud de l'Egypte, témoins de cet exode rural qu'a connu le pays voilà quelques années. Au début de leur activité, les hommes vivaient avec les animaux dans les mêmes lieux. Puis au travers d'actions menées par plusieurs ONG, dont celle  l'Association
OpérationOrange créee à la demande de Soeur Emmanuelle pour les enfants d'Egypte, du Soudan et du Liban, ( voir rubrique lien :   
http://www.operation-orange.org/    ) il a été établi des programmes de logement. Depuis les batiments n'ont céssé de pousser sur cette colline.

Le bidonville s'est alors doté d'une école, d'un dispensaire et maintenant d'un hopital.

Un centre de promotion de la femme vient d'ouvrir. Celui-ci comprend une garderie d'enfants pour les enfants en trés bas age, afin que les mamans puisse excercer un métier sans contrainte. Mais aussi un centre d'accueil pour handicapés ( trés peu développés en Egypte) et un lieu d'accueil pour personnes agées.

Les Chiffonniers sont à majorité Coptes. Et au sommet du bidonville, un ancien lieu d'ermitage a été érigé en Eglise. Ce ne sont pas moins de cinq eglises qui ont été baties là, à flanc de montagne.

Les Coptes représentent environ 6% de la population. C'est la plus grande communauté chrétienne de tout le Moyen Orient.

 Liens qui traitent des chiffonniers :

 

http://www.operation-orange.org/

Par Les chiffonniers du >Caire - Communauté : Les amis des chiffonniers
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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /Déc /2008 16:13
 

Égypte

Les chiffonniers du Caire face aux multinationales

Delphine Passery, au Caire -  01/06/2003  - L'Expansion 
 

Les protégés de soeur Emmanuelle comptent leurs jours. Sortis de l'anonymat grâce à l'action de la religieuse qui a vécu pendant vingt-deux ans parmi eux, les 100 000 chiffonniers du Caire craignent pour leur avenir. Jusqu'à présent, ils vivaient de la collecte et du recyclage d'une partie des ordures d'une agglomération comptant près de 15 millions d'habitants.

Les gouvernorats de la capitale égyptienne ont choisi, comme à Alexandrie, de confier le ramassage des déchets à trois grandes entreprises spécialisées : une espagnole, FCC-Urbacer, et deux italiennes, AMA et Jacorossi. L'heure est à la rationalisation : fini la répartition du travail rue par rue, la ville a été divisée en quatre grandes zones. Les camions-bennes font leur apparition. Le ramassage, jusqu'alors payé directement aux chiffonniers par les habitants, va être incorporé à la facture d'électricité...

L'objectif affiché est de lutter contre les décharges sauvages, les chiffonniers ne parvenant pas, dans certains quartiers, à faire face à l'afflux de déchets. Mais les autorités veulent aussi mettre fin aux rumeurs de corruption quant à l'attribution des licences de ramassage. Ces dernières seraient contrôlées par quelques grandes familles de chiffonniers, qui redistribueraient ensuite le travail.

Au Moqattam, un quartier où travaillent plus de 50 000 personnes et où sont installées quelque 700 microentreprises, c'est l'incompréhension. Au rez-de-chaussée des immeubles, on continue de concasser le plastique, de découper le métal avec des machines de fortune. Mais l'espoir a fait place à la résignation. « Nous recyclons 80 % de ce que nous récoltons. C'est de ça que nous vivons. Nous priver de matière première, c'est nous tuer », explique Saad, 30 ans, qui a un atelier de recyclage du plastique.

Le jeu trouble des micropatrons

Ses 20 ouvriers transforment des bouteilles en paillettes, qu'il revend ensuite à la tonne. Les énormes sacs gorgés de bouteilles, de tissus, de boîtes de conserve, voire de déchets hospitaliers, s'entassent encore au détour des rues chargées d'une forte odeur. « Mais ils sont déjà moins nombreux qu'avant », confirme-t-il.

Comme les autres, il rejette en bloc l'offre des sociétés qui ont proposé d'embaucher plus de 6 000 personnes. Il juge le salaire (environ 50 euros par mois) trop bas. C'est pourtant l'équivalent d'un salaire moyen en Egypte. Mais cela reste largement inférieur aux 150 euros qu'il peut encore gagner aujourd'hui. Pour le représentant de la société italienne AMA, Antonio Canale, c'est cette classe d'entrepreneurs qui a confisqué le débat. « Ils ont poussé les autres à refuser un salaire décent, parce qu'ils tirent leur épingle du jeu en exploitant les autres », explique-t-il.


source:
http://www.lexpansion.com/economie/les-chiffonniers-du-caire-face-aux-multinationales_20744.html






Par Les chiffonniers du >Caire - Communauté : Les amis des chiffonniers
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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /Déc /2008 15:08



Voilà 30 années que Sr Sara partageait une amitié et une complicité avec Sr Emmanuelle.
Avec le départ de cette dernière, c'est de tout un héritage que Sr Sara est investie aujourd'hui.

Continuer à vivre aux cotés des plus démunis.

A travers l'Ecole du Mokkattam "Madrassa el Gabal", ce sont plus de 1000 enfants aujourd'hui qui ont accés à une éducation de qualité. L'école est régulièrement classé la première de toute la zone éducative.

Ce succés est dû en grande partie aux efforts de Sr Faiza qui gère d'une main de maitre cet établissement.

                                                                                                   


 


Grâce aux parrainages et au soutien de http://www.operation-orange.org/
 des cenataines d'enfants peuvent bénéficier d'une éducation de qualité.

Si vous désirez soutenir un enfant dans sa scolarité, vous pouvez contacter l'Opération Orange au lien ci-dessus.









Karima KOUIDRI
Par Les chiffonniers du >Caire - Communauté : Les amis des chiffonniers
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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /Déc /2008 15:06

 

Alors que je quitte l’Europe, tous les regards se portent sur le nouvel espoir que vient de susciter l’élection de Barak Obama.

La crise, le temps d’une soirée a laissé place à une liesse internationale.

 

A travers le symbole de l’élection de cet homme, ce sont toutes les minorités qui se sont senties élues à la reconnaissance de leur identité, au rétablissement de leurs droits humains.

Le rêve américain a un nouveau visage aujourd’hui. Non plus celui de la réussite sociale, mais de la reconnaissance de tout homme comme citoyen ayant des droits. Derrière lui beaucoup murmurent «  I had a dream ! ».

 

Arrivée au Caire, c’est une autre réalité qui allait me parler.

Après quelques heures passées au milieu des chiffonniers c’est un autre visage de la crise qui s’impose à moi.

Dans ce temps de deuil, alors qu’ils viennent de perdre celle qui avait criée leur existence au monde «  Sœur Emmanuelle », les voilà aujourd’hui contraints de faire un bon de 20 ans en arrière.

La crise est là, rampante, silencieuse.

De manière inhabituelle, les rues sont pleines, les hommes sont assis à des cafés qui ont pullulé depuis ces derniers mois. Ce n’est pas à leur habitude d’être inactifs.

D’ordinaire une agitation extrême règne au Mokkattam. Le balai incessant des camions, allant et venant décharger les ordures est absent du tableau de ce jour.

 

Après quelques mots échangés avec eux, je comprends à quel point la crise les touche.

Ici, c’est l’économie réelle qui a été touchée.

Plus personne à qui vendre sa récupération (cartons, métal, plastique). Le prix offert par le marché actuel est si dérisoire, qu’ils ne voient plus l’intérêt de se tuer à la tâche.

Ils me disent aussi que les J.O. passés, les chinois ne viennent plus s’approvisionner chez eux.

Seules les cannettes recyclées trouvent encore un chemin vers l’Australie et l ‘Amérique

 

L’économie effondrée a emporté avec elle des pans d’organisation de leur vie sociale.

Les mariages sont annulés ou reportés en attendant des jours meilleurs. La scolarisation des enfants va d’ici quelques mois poser problème. Petit à petit les enfants ne vont plus à l’école. Les 15 à 40 L .E. ( 1euro = 7 L .E) de scolarité par enfant sont difficiles à supporter. Et c’est la scolarité des filles qui est sacrifiée en premier. Un père de famille a dit « A quoi bon investir pour elle ? elle a 11 ans, dans 3 ans je la fiance et puis voilà elle va partir avec son mari et la capital investit pour son éducation avec elle ! ».

 

La crise alimentaire qui sévissait au préalable s’ajoute donc à une économique qui les anéantit de plus en plus chaque jour. Les denrées alimentaires ont connu une inflation de 40%.

Il faut savoir qu’un salaire moyen en Egypte est de 400/500 L.E pour les hommes.

Les femmes continuent d’être sous payée ( en moyenne 100/200 L.E.).

Le prix des aliments de base leur devient quasi inaccessible.

Le lait est passé de 3 L .E à 5 L .E, l’huile de 6 à 10 L .E, la viande de 30 à 40/50 voir 70 L .E.

Le poulet (viande de base) de 9 à 14 L .E.

Quant aux aliments courant tel le Foul ou la taamiya ainsi que les légumes ont connu une augmentation de 30 %.

 

 

Face à cette crise, beaucoup se demandent quoi faire, ou aller trouver un travail quand on ne connaît que le métier de Zabbaline ?

Le contexte économique  de l’Egypte est très inquiétant aussi. Les classes moyennes sont atteintes par l’inflation autant que les plus pauvres.

 

 

Pourtant à mon arrivée au Caire, dés que l’on accède au terminal je suis frappée par les travaux de réfection qui ont été entrepris, l’émission d’une nouvelle monnaie ( qui ressemble étrangement aux pièces de l’Euro) dénotent une volonté du pays à se hisser au standard des pays les plus grands.

Mais que peut un pays écrasé par la pauvreté et quand les pauvres deviennent encore plus pauvres.

 

L’écroulement de la falaise du mois de septembre à Doueha laisse ici un goût amer.

On me raconte que voilà plus d’un an que le gouvernement avait demandé aux habitants de quitter la zone à cause des risques d’affaissement que présentait la falaise. Mais n’ayant aucun programme de relogement à leur proposer les habitants ont préféré rester sur place, malgré le danger sous jacent. Au moment du drame me dit-on, beaucoup ont été ensevelis vivants. Certains sont restés en vie trois jours durant sous les décombres et étaient en communication téléphonique avec la surface par le biais de leur téléphone portable.

L’étroitesse des ruelles de ce quartier, n’a pas permis aux foreuses d’arriver jusqu’aux décombres. Et c’est en vain que certains ont attendu leur mort inévitable, conscients que l’on ne viendrait plus les chercher.

 

Karima KOUIDRI 

 

Par Les chiffonniers du >Caire - Communauté : Les amis des chiffonniers
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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /Déc /2008 10:19


En ce temps là le gouverneur Al-Mu'iz Li-Din Illah passionné de débats littéraires s'intéressait beaucoup aux controverses religieuses.

Il avait l'habitude de rassembler régulièrement les chefs religieux des communautés musulmanes, chrétiennes, et juives pour qu'ils débattent en sa présence.

Un membre de l'entourage d' Al-Mu'iz provoqua pour des raisons personnelles une controverse entre des représentants des communautés chrétiennes et juives.

A cette occasion il fut suggéré au calife de mettre à l'épreuve les chrétiens sur un verset de l'évangile de Saint Matthieu (17 : 20)

" …Je vous le dit en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d'ici là, et elle se transporterait ; rien ne vous serait impossible. "

Le calife Al-Mu'iz fit venir Amba Abram le syrien et lui dit de prouver que les paroles du Christ étaient vraies et la religion chrétienne juste en déplaçant la colline du Mokattam vers l'est ce qui permettrait l'extension de la nouvelle ville du Caire.

En cas de refus ou d'incapacité à réaliser cet exploit la communauté chrétienne aurait à choisir l'une des alternatives suivantes : se convertir à l' islam ou quitter l'Egypte.

Le patriarche atterré demanda et obtint du calife un délai de trois jours avant de lui donner sa réponse.

Il pria Dieu de l'inspirer et appela le peuple copte et toute l' Eglise d'Egypte à jeûner avec lui les trois jours du lever au coucher du soleil et à prier avec ferveur pour écarter cette épreuve.

Le troisième jour à l'aube la Vierge Marie apparut à Amba Abram en songe et lui dit :

" N'aie pas peur, fidèle berger, …les larmes que tu as versées dans cette église, les jeûnes et les prières que toi et ton peuple avez offerts ne l'auront pas été en vain. Lève-toi et va à la porte de fer qui donne accès à la place du marché. Tu y trouveras un homme borgne portant une jarre d'eau. C'est par lui que le miracle aura lieu. "

Le patriarche trouva l'homme où la Vierge Marie le lui avait indiqué.

Lui ayant expliqué ce que lui avait dit Marie, Saint Samaan lui répond : " Pardonnez-moi père, je ne suis qu'un homme pêcheur ".

Amba Abram insiste " C'est l'ordre de la Mère de la Lumière ! "

Saint Samaan alors se soumet et répond avec humilité : " si la Mère de la Lumière a décidé de me charger de cette mission je me mets entièrement à votre service ".

Le Patriarche qui ne le connaît pas l'interroge alors et lui demande son nom et la raison de sa présence sur la place du marché si tôt le matin quand tout le monde dort.

Saint Samaan lui dévoile sa vie en le pressant de ne la révéler à quiconque avant qu'il ait quitté cette terre.

Ensuite il indique à Amba Abram dans quelles conditions le miracle pourra avoir lieu :

" Vous monterez sur la colline avec tes évêques, prêtres, diacres et archidiacres portant haut Bibles, croix, flambeaux et encensoirs allumés.

Vous demanderez au calife de monter aussi sur la colline avec son cortège et de se mettre face à vous sur le côté opposé du sommet.

Quant à moi, je serai parmi le peuple derrière vous où l'on ne me reconnaîtra pas.

Célébrez les divins mystères et après la communion eucharistique répétez avec tout le peuple en esprit d'humilité et avec un cœur brisé cent fois à l'est, cent fois à l'ouest, cent fois au nord et cent fois au sud : Kyrie Eleison (Seigneur aie pitié de nous).

Ensuite en silence toi et ton clergé adorez Dieu à genoux les mains tendues vers le Très Haut puis levez vous et fais le signe de la croix sur la colline. Ainsi trois fois et tu verras la gloire de Dieu. "

Le Patriarche s'en alla dire au calife Al-Mu'iz qu'il était prêt à réaliser sa demande avec la grâce de Dieu.

Le calife se rendit au sommet de la colline sur son coursier suivi par sa cour, ses hauts dignitaires et ses soldats.

En vis à vis se tenait le Patriarche Abram avec son clergé et nombre de ses fidèles et parmi eux Saint Samaan le tanneur.

Les choses se passèrent comme Saint Samaan l'avait demandé et au premier signe de croix fait par le Patriarche sur la colline il se produisit un grand tremblement de terre et la colline se souleva puis retomba.

Et ainsi à chaque signe de croix.

Telle est la puissance de la foi comme l'a déclaré Saint Paul notre maître : " je puis tout par Celui qui me rend fort " (Phil 4 :13)

Le calife et son entourage furent saisis de peur et il s'écria : " Dieu est grand ; que Son nom soit bénit "

Il supplia Amba Abram d'arrêter ce qu'il faisait de peur que la colline n'écrase la ville et quand tout s'arrêta il lui témoigna son respect et le droit de rester en Egypte en lui accordant l'autorisation de reconstruire ou de restaurer nombre d'églises dont celle de Saint Markorios Abu Sifein du Vieux Caire.

Quand le Patriarche se retourna pour chercher Saint Samaan il ne le vit plus et plus personne n'entendit parler de lui jusqu'à ces dernières années.

On a cherché à savoir s'il pouvait exister des " preuves " historiques de ce miracle et de l'existence de Saint Samaan.

La colline a le nom de Mokattam qui veut dire " découpée ". En effet elle présente trois failles qui la traversent.[1]

 

C’est en 1969 que les premiers chiffonniers s’installent sur la montagne du Mokkattam au temps du président Gamal Abdel Nasser. Le gouvernement déplace alors les collecteurs de déchets à la zone de Manshiyat Nasir, sous la montagne de Mokkattam.

En 1972, un homme nommé Farhat remarque ces ramasseurs de poubelles au Caire. Ils les suit et voit où ils vivent, au Mokkattam. Deux années durant il va prier aux cotés des chiffonniers touché par leur condition. Alors qu’il se trouve au Mokkattam, un grand vent se lève, les feuilles de papiers se mettent à voler dans tous les sens. Une feuille vient alors se coller contre sa poitrine. En la retirant il y découvre un passage de la bible,

Actes 18,9-10. « Une nuit, le Seigneur dit à Paul dans une vision : Sois sans crainte, continue de parler, ne te tais pas. Je suis en effet avec toi et personne ne mettra la main sur toi pour te maltraiter car, dans cette ville, un peuple nombreux m’est destiné ».

A la lecture de ce passage, Mr Farhat se rendit auprés du Pape Shenouda et lui fit part de la condition des chiffonniers, l’implorant de venir leur construire une église afin qu’ils puissent s’y recueillir. C’est en 1986 que la première église verra le jour. Ce même Mr Farhat deviendra lui même en 1978, prêtre et s’appelle aujourd’hui Abuna Samaan, du nom du Saint qui avait aidé à déplacé la montagne du Mokkattam. On lui attribue beaucoup de miracles. Sa femme est aussi très engagée dans la vie paroissiale auprès des chiffonniers[2].

Il faudra attendre 1982-83 pour qu’une autre personne soit touché par le sort des chiffonniers. C’est Sœur Emmanuelle. A son tour, touchée par leurs conditions de vie, elle payera le gouvernement Egyptien afin que l’eau et l’électricité soient installés au Mokkatam.

 

 



[1] Source : http://eocf.free.fr/saint_samaanl.htm

[2] Pour plus de détails consulter le site : http://www.cavechurch.com/Tin_Church/chronology.asp

Par Les chiffonniers du >Caire
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